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 I - Super-puissance américaine

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floodeur
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MessageSujet: I - Super-puissance américaine   Mer 29 Oct - 14:54

Intro :

Puissance :
Economie :
 Richesse (PIB, PNB)
 Technologie
 Puissance des FTN, FMN
Militaire :
 Effectif des armées
 Puissance armement (nucléaire)
 Nombre de bases à l’étranger
Diplomatique, politique :
 Alliance
 Stabilité et capacité à mettre en place un modèle
Démographie, culture :
 Audiovisuel
 Modes de consommations
 sports

Les Etats-Unis rassemblent tous les critères qui permettent de définir une puissance : fort poids économique, financier et commercial, domination militaire et diplomatique, influence culturelle et scientifique. On peut même parler de superpuissance, car tous ces critères atteignent, aux Etats-Unis, leur maximum d’intensité. On verra que la puissance américaine peut être à la fois contraignante (par l’utilisation de moyens économiques, commerciaux, ou militaires pour obtenir ce qu’ils veulent des autres pays. On appelle cette puissance contraignante, le Hard power) et attirante (par son modèle culturel, son excellence scientifique et universitaire. On parle de Soft power).
Cette puissance totale, alliant hard power, soft power, s’exerce de façon inégale dans l’espace mondial, et à plus grande échelle, dans l’espace national. Les inégalités son nombreuses, au sein de la société américaine.
• En quoi le territoire et la population des Etats-Unis sont-il facteurs de puissance, et comment cette puissance s’inscrit-elle dan le territoire ?
• A plus petite échelle, comment la puissance américaine influe-t-elle sur le système …mondial ?
• Quelles fragilités peut-on tout de même déceler au sein de cette superpuissance ?


I – Un centre dominant de mondialisation
A] Les atouts d’une superpuissance.
1. Les formes du hard power

PUISSANCE ECONOMIQUE : L’économie états-unienne reste la première du monde. Elle est portée par un énorme marché intérieur de plus de 300 millions de consommateurs potentiels, dont le pouvoir d’achat est très élevé, par un recours massif au crédit. L’économie états-unienne est également très ouverte sur l’extérieur, du fait du libre échange généralisé, même si certains secteurs restent protégés (agriculture, sidérurgie).
Autre forme : la force de l’économie états-unienne se mesure également par sa puissance productive : exemple : grâce à leur espace varié et riche, les Etats-Unis sont la première puissance agricole de la planète. (1.102). L’agriculture est très largement excédentaire,à tel point qu’elle est parfois utilisée comme moyen de pression dans les relations bilatérales (relations entre 2 états) : on parle d’ailleurs de « food power », qui correspond à une forme de chantage exercé par les Etats-Unis auprès de certains Etats en développement, dont ils obtiennent le soutien en échange de livraison de nourriture. L’agriculture aux Etats-Unis n’emploie que 1% de la population active, mais ce chiffre monte à plus de 20% si l’on prend en compte l’ensemble de la filière de l’Agribusiness

| Industries amont : phytosanitaires - mécanique
Agribusiness > AGRICULTURE
| Industries aval : Distribution - IAA (industrie agroalimentaire)

L’agribusiness regroupe donc l’agriculture, et toutes les industries se situant en amont et en aval de celle-ci.

Contrairement à L’Europe ou au Japon, l’agriculture est très fortement intégrée aux industries d’amont et d’aval de l’agribusiness, ce qui lui permet de profiter très rapidement de toutes les innovations en particulier celles liées au biotechnologies. (nouvelles semences, hybrides ou OGM).
Au niveau mondial, les Etats-Unis s’illustrent par leur poids dans les firmes agroalimentaires, puisque 8 des 12 premières sont états-uniennes.
L’industrie est tout aussi puissance même si certains secteurs ont été volontairement sacrifiés, comme le textile, la sidérurgie, ou les chantiers navals. D’autres secteurs sont en pointe au niveau mondial, comme l’électronique, l’aéronautique, l’informatique, ou l’armement. Mais aujourd’hui, ce sont surtout les services qui signent la domination des Etats-Unis (Services : activités regroupant les banques, les administrations, les assurances, les transports, le commerce, le tourisme). Aujourd’hui, les Etats-Unis sont le pays le plus tertiarisé de monde puisque ce secteur emploie près de 77% de la main d’œuvre. Le secteur tertiaire représente aussi 95% des emplois créés depuis 1970. Problème cependant : il s’agit souvent d’emplois très peu qualifiés, donc très peu rémunérés, et à temps partiel, on parle des « Mac Jobs » ou de « Walmartisation » de l’économie états-unienne. Les firmes multinationales jouent un rôle essentiel dans cette puissance états-unienne, car elles produisent le tiers su PIB du pays, et représente aussi le tiers des 500 plus grandes entreprises mondiales. (FTN ou FMN : entreprise implantée dans au moins 6 pays, et réalisant au moins 25% de la production et des échanges à l’étranger).

PUISSANCE FINANCIERE :
Le dollar est la principale monnaie de réserve pour les banques centrales. C’est également la première monnaie de change puisque la moitié des devises échangées dans le monde sont des dollars, et la principale monnaie de paiement, puisque 70% des échanges commerciaux internationaux sont libellés en dollars notamment les plus stratégiques, comme le pétrole. Les Etats-Unis représente aussi le quart des IDE dans le monde (IDE = somme d’argent investie ou reçue dans un pays étranger, dans le but d’acheter ou de contrôler une entreprise). Les Etats-Unis, investissent plus à l’étranger qu’il ne reçoivent d’investissements de l’étranger. Le symbole de la puissance financière des Etats-Unis est la bourse de New York NYSE (New York Stock Exchange), qui reste la première de la planète, malgré la concurrence accrue des bourses européennes. Elle repose sur deux indics : le Daw Jones, et le NASDAQ (créé en 1970 pour les entreprises ayant leur activité dans le secteur des hautes technologies) > National Association of Securities Dealers Automated Quotations.

PUISSANCE MILITAIRE :
Les Etats-Unis ont mis en place durant la guerre froide, un puissant complexe militaro-industriel. Ce complexe soutient l’innovation technologique : en 2007, les Etats-Unis réalisent 47% des dépenses militaires mondiales, trois fois celles des pays de l’Union européenne, et ses dépenses ont progressé de 20% à la suite des attentats du 11/09/01, lorsqu le président Bush a décidé de relancer l’IDS, dans le but de mettre en place à bouclier anti-missile, sur tout le territoire. En plus, les Etats-Unis disposent de bases d’infrastructures militaires partout dans le monde, de satellites militaires très puissants et d’un dispositif d’écoute très développé.


2. Les formes du soft power
LE DYNAMISME TECHNOLOGIQUE :
Ce dynamisme se voit par le fait que les crédits accordés à la recherche et au développement sont les premiers en valeur absolue, et les deuxièmes en valeur relative. Les laboratoires et les universités publiques ou privées sont souvent localisés dans des parcs technologiques, et donc très intégrés à la sphère productive. Les progrès sont rapidement appliqués à l’industrie. Le secteur de la recherche et du développement est également marqué par un grand nombre de petites entreprises très dynamiques.

LE MODELE CULTUREL :

Les Etats-Unis ont une prétention à l’universalisme. Ils sont convaincus que leur civilisation mérite d’être diffusée à l’ensemble du globe et leur meilleur outil de diffusion est le secteur de l’entertainment (musique, jeux vidéos, informatique, cinéma, télévision).

Doc.2 p.102
3a.
Une forte attractivité pour l’étranger. Les Etats-Unis restent un pays très attractif, la carte verte permettant de résider et d’exercer un emploi sur le territoire des Etats-Unis, reste très attractive et les Etats-Unis, par leur politique de cotas, peuvent se permettre de choisir leur immigrants.


B] Une domination à plusieurs échelles géographiques.
1. Les Etats-Unis sont le régulateur du monde
Depuis 1991 et la fin de l’URSS, Les Etats-Unis sont la seule superpuissance capable d’intervenir sur le plan international, ils utilisent plusieurs moyens pour cela. Les outils de cette domination sont essentiellement liés au hard power. On a d’une part la puissance militaire puisqu’avec l’OTAN, les Etats-Unis contrôlent l’alliance militaire la plus puissance et l’ANZUS (Aust.N-Z.-U.S), qui permets aux Etats-Unis de posséder des bases dans les grands pays du Pacifique. On a d’autre part le commerce qui est le second levier de la puissance des Etats-Unis dans le monde. Le poids des Etats-Unis est tel qu’ils inspirent souvent les règles du commerce mondial, notamment par l’intermédiaire de l’OMC. doc.5p.103: Les Etats-Unis dominent l’OMC, s’autorisant même parfois la prise de mesure de rétorsion à l’encontre de pays qui ne suivraient pas leur exemple. Les Etats-Unis sont aussi les premiers importateur et exportateur de services au monde, et les seconds pour les marchandises. Leur balance commerciale est cependant déficitaire.

2. L’organisateur d’aire d’influence
Pour les Etats-Unis, le reste du monde se divise en plusieurs zones plus ou moins intégrées à sa puissance économique et classées selon leur sympathie à l’égard du régime des Etats-Unis.
Premier cercle : le continent américain. Les pays les plus intégrés à l’économie des Etats-Unis dont le Canada et le Mexique, ses deux partenaires de l’ALENA (association de libre échange Nord-américaine ; équivalent anglais : NAFIA). L’Amérique latine a toujours été une zone considérée comme la leur par les Etats-Unis : durant la Guerre froide, les Etats-Unis ont soutenu de nombreux coup d’Etats en Amérique du Sud. Aujourd’hui, il voudraient mettre en place une vaste zone de libre échange, la ZLEA (zone de libre échange des Amériques), mais de nombreux pays la refusent, en raison de l’attitude jugée trop arrogante des FMN des Etats-Unis (doc.5.101).

Deuxième cercle : l’Europe. Les Etats-Unis y comptent leurs alliés traditionnels, même si tous ne sont pas atlantistes. Les alliés les plus inconditionnels des Etats-Unis sont l Royaume Unis, et la Pologne. Sur le plan économique, les Etats-Unis ont participé au début de la construction européenne (OECE) et considèrent désormais l’Europe comme une forteresse, souvent attaquée par le biais e l’OMC (exemple avec les OGM). Le marché européen représente encore cependant près de la moitié du chiffre d’affaire des entreprises états-uniennes.

Troisième cercle : Asie. C’est le continent le plus courtisé actuellement, soit entant que marché de consommation prometteur, au fur et à mesure du développement des classes moyennes, soit entant que lieu de délocalisation pour minimiser les coûts de fabrication. Les Etats-Unis voudraient se servir de l’APEC (Asian Pacifique Economic Coopération) pour mettre en place une zone de libre échange (p.99), le projet est cependant ralenti par l’opposition de la chine et du Japon.

Quatrième cercle : Pays dans laquelle la présence des Etats-Unis est ponctuelle. Elle correspond à des accords commerciaux sur des productions précises (pétrole d’Arabie Saoudite), diamants (avec l’Afrique du Sud), certains sont des alliés fiables, comme l’Israël, comme le Pakistan, ou l’Afghanistan.

Cinquième et dernier cercle : Les Etats « voyous », « axe » ou bien « axe du mal », avec lesquels toutes relations politiques ou économiques sont interrompues.


[justify]C] Quelques points faibles cependant

Ces points faibles concernent aussi bien les outils du hard power, que ceux du soft power.

1. Le premier déficit du monde
On distingue deux types de déficits : le déficit commercial, le déficit budgétaire : les dépenses de l’Etats sont supérieurs à ses recettes. Doc3p.105
En ouvrant largement leurs frontières et devant le vieillissement de leurs infrastructures de productions, les Etats-Unis ont délibérément choisi d’abandonner des secteurs entiers, ou de les transférer à l’étranger, avec pour conséquence un déficit commercial de plus en plus important. Tout autre pays aurait eu du mal à garder les capitaux étrangers en présentant de tels déficits. Cependant, les Etats-Unis bénéficient de la puissance de leur monnaie, dont la valeur n’est pas directement liée à la balance des paiements du pays, mais plutôt au prestige et à la confiance que le dollar possède sur le marché international. Malgré les déficits, les détenteurs étrangers de dollar cherchent à les placer aux Etats-Unis, finançant ainsi une grande partie du déficit budgétaire. Il n’empêche que les Etats-Unis vivent depuis longtemps au dessus de leurs moyens réels, et que la crise actuelle doit aussi être vue comme un éclatement de cette bulle spéculative.

2. Une économie puissance mais des faiblesses structurelles
L’industrie des biens de consommation à niveau technologique bas (habillement, chaussure) a été totalement abandonnée, plongeant certaines villes très spécialisées dans une crise économique et sociale grave. Les capitaux sont dirigés prioritairement vers la haute technologie, dans le territoire (3p107). On peut voir une autre forme de faiblesse structurelle de l’économie dans l’importance des disparités sociales aux Etats-Unis, qui s’expliquent par la faible importance des subventions sociales fédérales, et le refus des classes moyenne de voir augmenter leurs impôts.

3. Un modèle contesté de l’intérieur et de l’extérieur.A l’intérieur, le premier problème est l’échec du melting-pot, les Etats-Unis n’arrivent plus à intégrer leurs minorités (ex : les Hispaniques réclament de plus en plus le bilinguisme, les Asiatique et les Noirs s’affrontent régulièrement). A l’extérieur, au-delà de la guerre totale qu’a déclaré le terrorisme islamiste aux valeurs américaines, certains alliés traditionnels sont de plus en plus critiques face à l’unilatéralisme américain : celui-ci se manifeste dans la sphère militaire.(guerre en Irak) ou diplomatique (refus du protocole de Kyoto).
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Tristan
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MessageSujet: Re: I - Super-puissance américaine   Mer 17 Déc - 22:40

II – La population et le territoire au coeur de la puissance

A] Une population dynamique mais inégalitaire

En 2006, la population a atteint 300 millions d’habitants : troisième rang mondial après la Chine et l’Inde. Cette population se répartit de façon très inégale sur le territoire. Les états de l’est sont de plus en plus peuplés. Un habitant sur deux et à l’est du Mississipi, par contre les taux d’accroissement migratoire sont plus élevés dans les Etats de l’Ouest que dans ceux de l’Est. Les façades littorales sont les plus peuplées, tandis que l’intérieur est presque vide. L’état le plus peuplé est la Californie avec 37 millions d’habitants.

1. Une nation d’immigrants
L’histoire du peuplement des Etats-Unis repose sur l’immigration, qui assure encore aujourd’hui un tiers du taux d’accroissement. Le groupe dominant est toujours celui des Wasp. Cette domination s’affaiblit d’année en année, au profit de la première minorité du pays que l’on appelle aux Etats-Unis les Latinos (les Hispaniques). Ce rattrapage s’explique par deux raisons, les flux migratoire et le comportement démographique. La seconde minorité en quantité est celle des afro-américains, descendants des esclaves importés en masse d’Europe dans les plantations de cotons, à partir du XVIIIe siècle. La troisième minorité est constituée par les Asiatiques, qui ont immigré aux Etats-Unis à partir du XIXe siècle, essentiellement par le biais de recrutement direct (construction des voies ferrées)
Les minorités ne se répartissent pas de façon homogène sur le territoire des Etats-Unis. Cette localisation est à la foi le fruit de l’histoire (concentration de la population noire dans les états cotonniers) et des dynamismes économiques plus contemporains (ex : concentration dans les Etats les plus dynamiques et dans les villes plutôt qu’à la campagne).

2. Une population mobile et dynamique
Une états-unien déménage en moyenne tous les 6 ans (changer d’état), ce qui représente une mobilité 6 fois supérieure à celle de la population française, en prenant pour critère le changement de région. Cette caractéristique fait de la population active américaine, une variable d’ajustement très intéressante pour les entreprises et contribue à expliquer les faibles taux de chômage. Les flux migratoires internes sont très denses, et mettent en évidence plusieurs dynamiques (p.94) :
- Une littoralisation importante de la population marquée par les taux d’accroissement des villes proches du littoral. Ce phénomène géographique est commun à l’ensemble des pays du monde.
- Une redistribution de la population vers le Sud et l’Ouest. Une partie du mouvement migratoire marqué par l’héliotropisme, est commun à l’ensemble des pays industrialisés, par contre les mouvements est-ouest sont propres aux Etats-Unis, ils s’expliquent par la conjonction entre les marchés asiatiques desservis par les ports du Pacifique et la crise des industries traditionnelles, localisées à l’est du pays. D’ailleurs, la plupart des entreprises ayant pour activité l’informatique ou les nouvelles technologies, ont leur siège dans un état de l’ouest ou du sud du pays. Illustration : les états de l’ouest et du sud représente en 004 60% de la population totale, alors que le chiffre n’était que de 48% en 1960.
La population des Etats-Unis est la plus dynamique de tous les pays industrialisés. En effet, les Etats-Unis constituent le premier pôle d’immigration mondial et les taux de natalité y sont supérieurs au seuil de renouvellement des populations dans la plupart des Etats. Cependant, les comportements démographiques sont très différents selon l’origine ethnique : i les WASP se comportent à peu près comme les Européens, les Hispanique se distinguent par un taux de natalité très relevé. Malgré ce dynamisme, la population états-unienne évolue néanmoins vers un certain vieillissement qui s’explique essentiellement par les progrès de l’espérance de vie.

3. De fortes inégalités sociales
Les inégalités sociales sont très fortes aux Etats-Unis. On estime que 39 millions d’états-uniens vivent sous le seuil de pauvreté, fixé à 700 $/mois pour une personne seule. Cela représente environ 12% de la population. Ces inégalités se lisent à deux niveaux. Un niveau ethnique et un niveau spatial. Un enfant noir sur trois vit sous le seuil de pauvreté. Sur le plan spatial, on voit se dessiner une poverty-belt, le long de la frontière mexicaine et dans les états dits du « Vieux sud ». Ces inégalités semblent paradoxales pour un pays qui est la première puissance mondiale et s’explique essentiellement par la faiblesse de la protection sociale.
Le workfare state (≠ « wellfare state ») : il s’agit de remettre les chômeurs au travail en exigeant d’eux un travail (emploi public ou non) qui donne droit aux allocations chômage. Le mythe du melting-pot est abandonné au profit du communautarisme qui tend à dresser les groupes ethniques ou sociaux les uns contre les autres malgré une discrimination positive très forte.

B] Un territoire riche et bien maîtrisé

L’immensité du territoire américain (9,3 millions Km²) est un facteur de la puissance des Etats-Unis. Les Etats-Unis sont presque aussi vastes que le continent européen. Ils bénéficient d’une large ouverture océanique par le biais de deux façades maritimes qui cumulent vingt mille Km de côtés, et donnent aux Etats-Unis la première zone Z.E.E (zone économique exclusive).

1. Une nature généreuse et parfois excessive
Traditionnellement, on découpe le territoire des Etats-Unis en trois grands ensembles.
- 1 : On le fait aller, à partie de l’Est, jusqu’à la frontière des Appalaches, à laquelle on rajoute la région des grands lacs. Cette région est très riche en ressources minérales, notamment en charbon, qui a donné naissance à la Manufacturing belt.
- 2 : Les grandes plaines qui s’étendent enter les Appalaches et le pied des rocheuses. C’est une région fertile qui constitue le cœur agricole du pays, qui est très peu peuplée, et dans laquelle s’étend un réseau fluvial très bien mis en valeur.
- 3 : Au-delà des rocheuses, l’Ouest des Etats-Unis associe hautes chaînes de montagnes, plateaux et étroites plaines littorales.

Les Etats-Unis disposent d’exceptionnelles réserves naturelles. Le quart des réserves mondiales de charbon. Ce sont aussi les troisièmes producteurs mondiaux d’hydrocarbures, mais cette production colossale ne leur permet pas d’être autosuffisants.
Le territoire est très exposé aux risques naturels. Le risque sismique menace la Californie, tout comme les incendies ; les grandes plaines sont le lieu de formations fréquentes de tornades qui peuvent être destructrices. Et le Sud – Ouest du pays est exposé à la violence de la saison cyclonique autour du Golfe du Mexique. Le risque volcanique est aussi présent essentiellement en Alaska, mais aussi à St-Helens. Au total, cependant, la richesse du territoire est supérieure à ses contraintes, et les Etats-Unis disposent d’un panel complet de productions qui explique le premier rang mondial du pays dans de nombreuses productions. La seule contrainte agricole marquante réside dans l’obligation d’irriguer à l’ouest du 100e méridien (limite des 500mm de pluies, savoir placer le 100e méridien)

2. Une nature de plus en plus surexploitée
L’abondance des ressources naturelles à longtemps justifié le gaspillage. L’érosion des sols a été très importante jusqu’à la fin du XIXe siècle, donnant naissance au Dust-Bowl (les particules de poussière vont aller stériliser les sols). Ce n’est qu’au XXe siècle, que les pratiques d’agriculture se sont adaptées aux caractéristiques du climat des Etats-Unis :
- Utilisation de plantes spécifiques pour éviter que le sol soit nu.
- Culture en suivant les courbes de niveau pour éviter que les eaux de ruissellement n’emportent les particules nutritives.
Il n’empêche qu’encore aujourd’hui le gaspillage est important eux Etats-Unis. Exemple : la consommation moyenne d’eau/habitant et 2,5 fois plus élevée aux Etats-Unis qu’en France. Depuis le début des années 2000, on note cependant un effort supplémentaire de protection de l’environnement et c’est aux Etats-Unis que l’on doit l’idée des biocarburants.

3. Les transports sont à la base de la maîtrise du territoire
Les Etats-Unis ont le réseau de transport le plus efficace au monde. Hors l’Alaska, aucun point des Etats-Unis ne se trouve à plus de deux heures de route d’une grande artère.
C’est d’abord par la voie fluviale que les colons ont aménagé le territoire des Etats-Unis. La relève a été prise ensuite par le train qui a été un élément important de la conquête de l’Ouest. Les axes routiers ont rapidement doublé les axes ferroviaires. Enfin l’avion est venu terminer l’équipement des transports avec la mise en place de plusieurs hubs (dans chaque ville importante). Le transport aérien s’est organisé aux Etats-Unis sous la forme du « hubs and spokes », ce qui a eu plusieurs conséquences sur l’organisation économique du territoire :
Les villes de Hub comme Atlanta, New York ont vu se développer des pôles aéroportuaires très puissants, tandis que les villes secondaires ont perdu de l’importance. Pour compléter l’éventail des transports aux Etats-Unis, on peut aussi citer les conduites (oléoducs, gazoducs). Les Etats-Unis disposent aussi de deux ponts intercontinentaux. Ils travaillent en symbiose avec les deux façades littorales des Etats-Unis : la façade Atlantique de la mégalopole, et la façade dite du « Pudget Sound » (Seattle – Portland) + la façade californienne dite « San san ». Cette puissance de transport (ponts intercontinentaux) s’est en grande partie construite avec la révolution du conteneur (container) à partir des années 70.
L’utilisation de boîtes métalliques normalisées a permis de minimiser les ruptures de charges (= ce qui ralentit le flux). La notion de pont intercontinental repose sur une multi modalité des transports.

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